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AFFAIRE LEGAY : LE PROCUREUR DE NICE OFFICIELLEMENT MUTÉ À LYON

Mercredi 9 Octobre - 15:37

Actu. locale


La cour d'appel de Lyon - © Flickr
Jean-Michel Prêtre, le procureur de Nice mis en cause dans l'affaire Geneviève Legay - une septuagénaire blessée lors d'une manif des gilets jaunes - a été rétrogradé au rang d'avocat général près la cour d'appel de Lyon, selon un décret paru mercredi au Journal officiel.


Cette fois, c'est officiel : Jean-Michel Prêtre ne sera plus à la tête d'un parquet mais soumis aux ordres d'un procureur général. Il paye les conséquences de l'affaire Geneviève Legay.

Le 10 juillet, la Cour de cassation avait décidé de dépayser dans cette même ville de Lyon, mais au tribunal de grande instance, l'enquête sur les violences subies par Geneviève Legay, une manifestante de 73 ans blessée en mars lors d'une charge de police contre un rassemblement interdit de "gilets jaunes" à Nice.

La sanction est tombée

Le procureur a été mis en cause sur sa gestion de l'affaire, notamment pour avoir confié l'enquête, dans un premier temps, à la Sûreté départementale, service pourtant directement impliqué dans l'opération de maintien de l'ordre le jour des faits.

Ses premières déclarations après la manifestation ont aussi posé problème. Lors d'une conférence de presse, Jean-Michel Prêtre avait affirmé que Mme Legay n'avait "pas été touchée par les forces de sécurité", avant de reconnaître l'inverse quelques jours plus tard.

Entendu par sa hiérarchie sur ce point, il s'est justifié, selon le journal Le Monde, en disant qu'il "n'avait pas voulu mettre le chef de l'Etat dans l'embarras +avec des divergences trop importantes+ entre les versions. Et ce, de sa propre initiative".

Le président Emmanuel Macron avait en effet assuré, dans un entretien publié par Nice-Matin, que "cette dame n'a(vait) pas été en contact avec les forces de l'ordre".

Après les révélations du Monde, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait assuré qu'aucune instruction n'avait été donnée au procureur en termes de communication, en jugeant ses arguments "curieux".

La mauvaise foi pointée du doigt

L'attitude de ce procureur très à l'aise avec les médias, ancien sous-préfet de Moselle (2001-2005), a été pointée du doigt aussi par les juges d'instruction niçois chargés de l'enquête, toujours en cours, sur les éventuelles failles de sécurité le soir de l'attentat de Nice le 14 juillet 2016.

Dans le dossier, les magistrats se montrent sévères, estimant que les premières instructions de Jean-Michel Prêtre avaient comme but manifeste de classer sans suite l'enquête visant l'Etat et la mairie. Les avocats de victimes, qui ont dû insister pour qu'une information judiciaire soit ouverte, l'ont accusé de "mauvaise foi".